Affichage des articles dont le libellé est orgue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est orgue. Afficher tous les articles

mardi 22 mars 2011

Street of dreams

Encore un disque d'orgue, particulièrement original, puisqu'on y entend une formation orgue, guitare, vibraphone et batterie, ce qui est plutôt rare.

Larry Young, Bobby Hutcherson, Grant Green, et Elvin Jones en sont les protagonistes, et y créent un climat exceptionnel, sur de superbes thèmes pris en tempo lent à medium. Le pédalier de Larry Young entretient une très belle respiration , et le vibraphone de Bobby Hutcherson plane magnifiquement sur l'accompagnement orgue et guitare. Quant à Elvin Jones, rarement entendu en ce contexte si cool, il pousse les solistes en  cascades de triolets sur ses caisses, et  sa  pulsation aux  cymbales est comme d'habitude une merveille d'élasticité et de décontraction.


Tous les thèmes,  Street of dreams, Lazy Afternoon, Somewhere in the night, sont des standards, superbement réinterprétés, avec une mention spéciale pour I Wish you love, où on  on reconnaîtra le fameux "Que reste-t-il de nos amours" de Charles Trenet. L'absence d'aspérité en ferait une excellente musique de fond, mais ce disque mérite de toute évidence bien mieux que cela.


dimanche 20 mars 2011

Atsuko Hashimoto

Entendu sur Openjazz (France Musique), trouvé sur Amazon.fr et aussitôt commandé, le dernier disque d' une formidable organiste japonaise, sur Hammond B3 comme il se doit et dans la grande tradition de ce splendide instrument, aux sonorités flamboyantes.

"The incredible" Jimmy Smith fut un des premiers à en faire rugir les registres, tout en s'appuyant au pédalier d'une ligne de basse à la souplesse féline.




Il y eut la période Blue note, "orgue plus saxophone", avec les Don Wilkerson, Baby Face Willette, Jimmy Mc Griff, Freddie Roach, John Patton, Richard "groove" Holmes, et un peu plus tard Larry Young.

Les femmes ne sont pas en reste avec les deux Scott, Shirley et Rhoda.

A leur suite, Atsuko Hashimoto, car tel est son nom, n'y va pas par quatre chemins dans un "All or nothing at all",  propulsé sur un tempo jubilatoire par Jeff Hamilton, ancien accompagnateur de Monty Alexander.




The sermon



Jimmy Smith est le maître du B3. Redoutable évangéliste, il délivre ici un message plein d'âme, en compagnie de Lee Morgan, Lou Donaldson, et Tina Brooks. 

A la batterie Art Blakey. Une jam session torride de la grande époque Blue Note. Effet euphorisant et anti-dépresseur assuré.




Issu de la même session, l'indispensable complément du disque précédent: